Au travers des masques sacrés du théâtre Chhau de Seraikella, c’est la mythologie fleuve de l’Inde classique qui est contée. Le corps se substitue  la tradition orale pour explorer par courts tableaux, les upalayas, des récits populaires (la figure du batelier, du chasseur) et la mythologie en rendant visible les concepts (la nuit, le mirage). Ici, uniquement des hommes ; travestis pour certains, ils exécutent une danse vigoureuse et martiale, dictée par les dhols, deux tambours  double-face. Chaque pas frappe le sol, le geste est rigoureux et exigeant. Les scènes d’affrontements se succèdent aux vagabondages du corps et de l’esprit, traduits par la gestuelle codifiée de chacun des héritiers de cette tradition.