Musique, théâtre, poésie, arts visuels et danse. Plus qu’un simple divertissement, l’opéra est un genre musical dont la diversité a assuré sa survie depuis près de quatre siècles : de l’Eurydice de Peri et Caccini (représentée en 1602, cinq ans avant l’Orfeo de Monteverdi) au Lorenzaccio de Bussoti (1972), pour ne citer que lui. Mais ce mélange audacieux peut-il survivre face à l’engouement pour les musiques actuelles, face à la création de nouveaux espaces comme la Fabrique ? À l’horizon 2030, on peut se demander s’il nous sera donné à voir une mutation de cette forme culturelle ancestrale ou sa disparition. Jean-Paul Davois, directeur d’Angers-Nantes Opéra, confie ses inquiétudes tout en gardant bon espoir pour l’avenir...