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Gazette n°14 - Débat solidarités : faire l’économie du marché

Publié le 12 mars 2013

La rédaction de Fragil

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Le 28 mars prochain à 20h30, Fragil vous invite au débat. Le thème : les solidarités en temps de crise. Résister, combiner ou réinventer le quotidien face à une actualité économique en tension.

Le 28 mars prochain à 20h30, Fragil vous invite au débat. Le thème : les solidarités en temps de crise. Résister, combiner ou réinventer le quotidien face à une actualité économique en tension. Pendant cinq mois, une équipe de contributeurs et d’habitants a été sur le terrain pour questionner, analyser, témoigner de récits de crise à Nantes et Rezé. Un dossier à lire en intégralité sur le site de Fragil, à retrouver par extraits dans la gazette papier et surtout, à débattre. À la Barakason de Rezé. Ce débat prend la suite de « Public cherche culture à tout prix » et « Médias et quartiers populaires : de l’image à l’imaginaire ».


Suivez le live-tweet en direct réalisé par Pierre-Adrien Roux à partir de 20h et posez vos questions en direct à la rédaction dès maintenant sur le hashtag « #debatfragil »

@RouxPA.


Découvrir « Faire l’économie du marché » dans l’émission de Romain Leduc, Cités à la Une.


Cette fois ci, l’équipe de Fragil s’est penchée sur la crise. Et son supposé corollaire : la solidarité. En se posant la question d’une société plus solidaire quand le marché ne suffit pas. Quand le inégalités augmentent et que les politiques économiques concernant les plus démunis réduisent comme neige au soleil. Est-ce que l’individu pense plus en collectif en serrant sa ceinture ?

D’une crise à l’autre

Il est donc question de quotidien, de débrouille et de « nouvelles solidarités ». Notamment en parlant d’économie collaborative ; lorsque les individus font « l’économie du marché » et optent pour des échanges locaux. Même pour une lessive. Focus sur « la machine du voisin ». Un autre exemple, celui du logement entre seniors et jeunes. Pour rompre l’isolement et augmenter son revenu, la colocation entre générations se développe, deux contributrices de Fragil sont parties à la rencontre d’associations qui proposent ce service. D’individus aussi, qui donnent un autre visage du contrat de génération. Pour quelques euros de plus. On se mettrait à ramasser le fer. Scène de rue à découvrir dans un portfolio. Quartier Château, c’est le rendez-vous mensuel d’une famille qui pour une cinquantaine d’euros trie les encombrants et revend le fer. 5 euros le frigo, ou 15 télévisions. Le tri est aussi l’affaire de la Ressourcerie de l’île, anciennement ECOREV. Ayant pour mission de recycler le mobilier et le proposer à des prix hors économie de marché, l’association œuvre tout autant au réemploi qu’à la solidarité. Pour ne pas rester à Rezé, un bus sillonne les quartiers pour faire connaître ses services dans la métropole nantaise. De Rezé aux Dervallières, on invente, on innove parfois. Aussi dans la monnaie. Sujet de débat, sujet de tensions parfois. Juin 2013, nouvelle étape : l’arrivée d’une monnaie locale, complémentaire et virtuelle. Annoncée pour tous, elle concernera en premier lieu les entreprises qui ne peuvent pas toujours contracter de crédit par le système bancaire. Une recette qui ferait ses preuves : en 1929, on inventait la première monnaie locale, le franc WIR, en Suisse.

La gazette sera disponible gratuitement à partir du 13 mars 2013 dans 350 lieux culturels et lieux de sortie de l’agglomération nantaise.


Face aux mutations socio-économiques complexes, le citoyen recompose. Tout en improvisant. Sur le fil, Fragil livre ici des récits d’un quotidien en crise et parfois solidaire. A parcourir grâce au Pearltrees ci-dessous.

Débat Solidarités : faire l’économie du marché dans Ledroit (magazinefragil)

Vous souhaitez assister au débat ? Accédez à l’événement Facebook en cliquant sur l’icône.

Venir à la Barakason de Rezé :


Agrandir le plan

La rédaction

Edito du 22 février 2012 : corps à corps

Publié le 22 février 2013

Romain Ledroit

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Sur le bout de la langue. De A à Z, le corps se dévoile sous toutes ses formes. C’est le thème des 13èmes Rencontres de Sophie. Une lettre, un thème, pour embrasser la philosophie. On déroule l’alphabet ; H comme « Habillement ». On arrive au Z. Z comme « Zizi, pussy et rock n roll ».

Sur le bout de la langue. De A à Z, le corps se dévoile sous toutes ses formes. C’est le thème des 13èmes Rencontres de Sophie. Une lettre, un thème, pour embrasser la philosophie. On déroule l’alphabet ; H comme « Habillement ». On arrive au Z. Z comme « Zizi, pussy et rock n roll ». 26 conférences studieuses se succèdent succinctement, sans faire fourcher la langue. La langue au corps à corps. Rap et slam. Pas de french kiss et pas de battle. Au Slamenco 2013, la langue se manie sur le fil d’une épée pacifique. Elle taille les rimes et transperce le corps si elle est aiguisée. La rencontre tranche avec les préconçus qui voudraient faire du slam et du rap une bonne occasion de refaire le monde. Les clichés ont la vie dure. Aussi sur pellicule. L’Italie, ses bunga bunga, les folies de son corps, le Cavaliere. On ne résumerait pas l’Italie à une carte postale. Au cinéma, l’Italie ce n’est pas non plus que Nani Moretti sur sa Vespa. Ce sont aussi les equilibristi, ces travailleurs qui dorment dans leurs voitures. On sent la crise. À la retraite, pas forcément plus facile. On serait retraité. Alors on coche la case « retraité » sur les formulaires administratifs, et on s’implique dans l’humanitaire. Auprès des réfugiés du Sahara, elles s’investissent corps et âme. Elles amènent leur savoir-faire loin des hôpitaux aseptisés et reçoivent une bonne leçon de vie. Portrait de quatre infirmières. Humain. On parle de solidarité. Les nouvelles solidarités.

Bon weekend sur Fragil.org !

Univerciné, une sélection al dente

Slam et Rap : un combat imaginaire

Corps à corps avec Sophie

La solidarité : un contrat à durée indéterminée

La rédaction

Edito du 15 février 2013 : sous tension

Publié le 15 février 2013

La rédaction de Fragil

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Ils ne s’en remettent pas. Les salariés de l’agence Pole Emploi de Nantes-Est. Mercredi, un homme s’immolait par le feu. Sous leurs yeux. Des demandeurs d’emplois en flux tendu.

Ils ne s’en remettent pas. Les salariés de l’agence Pole Emploi de Nantes-Est. Mercredi, un homme s’immolait par le feu. Sous leurs yeux. Des demandeurs d’emplois en flux tendu. Pas le temps de cligner des yeux ni même de relever la tête. Et déjà le drame, encore. Cette fois, c’est un père désespéré. Il s’est hissé en haut de la grue Jaune de l’Ile de Nantes. No comment. Le choc pour Nantes les yeux rivés sur Titan. Sur le fil. Parfois barbus. Jamais barbants. The Computers. Pas un seul ordinateur sur scène. La tension est dans les cordes. Vocales, basses et guitares. C’est du rock sixties par des dandies de vingt piges. Déjà vu ? Oui, mais le public ouvre ses bras. Et le chanteur « rock » et « roll » par trois fois avec la foule. Bond en avant. 54 heures. Leur mission : piloter un drone d’une main baladeuse. On pense à Tom Cruise dans « Minority Report ». « The Leap » bientôt disponible pour le grand public. Une dizaine d’étudiants d’Epitech Nantes et d’E-artsup l’appliquent au drone. Désormais doté du kit main libre. Cette fois-ci, sans les mains. Vengeance de manchot. Celle de RZA dans « L’Homme aux poings de fer ». L’estropié aux bras de mercure qui réapprend à manger avec des baguettes. Il aspire à la justice, il tend au comique. Tarantinesque. Mondialisation sous tensions. Les RIDEP de Carquefou au service de l’éducation. Des dessins de presse pour caricaturer la mondialisation. C’est la crise ; en trois coups de crayons.

La rédaction

L’Insoutenable Transgression

Publié le 15 février 2013

Jérôme Romain

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Le 13 mars prochain l’Absurde Séance proposera la soirée de l’Insoutenable Transgression interdite aux moins de 18 ans avec notamment la projection du terrifiant Naked Blood, film japonais de Toshiyasu Sato. Mais aussi la projection du film érotique Une femme à sacrifier de Masaru Konuma, et de l’énigmatique Junk Film de Kiyotaka Tsurisaki, ainsi que bien d’autres courts métrages. Une soirée en odorama réservée à un public très averti pour faire face à certaines images réellement insoutenables et qui se déroulera aux ateliers de Bitche à Nantes. Fragil sera évidemment sur le front. Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant sur la page Facebook de l’événement.

transgressions

Jérôme Romain

La photo de Une : 15 février 2013

Publié le 15 février 2013

Romain Ledroit

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Mercredi, 12h30, Amphithéâtre C. Bâtiment Tertre, réceptacle de la rhétorique. Ambiance solennelle et un rai de lumière illumine les étudiants du premier rang, rejetant dans l’ombre la banderole. « L’université n’est pas une entreprise ». On y parle d’austérité, de plan de licenciement et pourquoi pas d’un blocus.

Photo : Romain Ledroit

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