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Festival Soy : du soja dans mon post rock ?

Publié le 26 octobre 2012

Georgina Belin

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Jeunes pousses encore vertes ou monstro-plantes de la musique, tout pousse sur le terrain fertile de l’association Yamoy, dont la création phare fête cette année ses dix ans, du 31 octobre au 4 novembre. Le festival Soy (teaser : l’origine du nom dans la vidéo !) est en effet devenu aujourd’hui un événement incontournable de la scène musicale locale.

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Alors, après ces consonances mystérieuses, comment faire simple pour définir Soy ? Un concentré de musiques « indépendantes et émergentes », de talents internationaux débutants ou confirmés, issus de la grande famille du rock et de tous les post que vous pouvez imaginer : post-rock, post-folk, post-pop et j’en passe. Exigeant, pointu certes...mais avant tout curieux et varié : tous les genres sont au rendez-vous, de la pop moëlleuse à l’électro disco en passant par les expérimentations planantes.

Au-delà des étiquettes et des styles, Soy c’est surtout cinq jours de découvertes et de diversité musicale, de concerts dans des lieux parfois surprenants du patrimoine nantais (cette année par exemple le Château ou la Maison de l’Erdre), à des tarifs très accessibles, voire gratuits.

Né d’une envie de potes de « se faire plaisir » en programmant les groupes qu’ils aiment, Soy est toujours dix ans plus tard l’expression de coups de cœur musicaux et du plaisir communicatif de pouvoir mettre en lumière des groupes peu médiatisés...en décrassant quelques oreilles au passage.

Rencontre avec Pierre Templé, co-programmateur de Soy, et Amandine Rouzeau, qui fait partie des nombreux bénévoles de Yamoy grâce auxquels le festival peut avoir lieu.

Toute la programmation sur le site : http://www.festivalsoy.org/programm...

Festival Soy 10 - un avant-goût from Magazine Fragil on Vimeo.

Georgina Belin et Hugues Bougouin

EXPOSITION

Smartphones et art : l’exemple d’Archipel

Publié le 12 octobre 2012

Thomas Savage

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Fragil s’est rendu à l’inauguration du projet Archipel à La Maison des Arts de Saint-Herblain. De l’art et des codes-barres.

Le smartphone. Condensé de technologies pour les uns, addiction pour les autres. L’association Lolab propose une utilisation encore peu exploitée du fidèle compagnon numérique : l’accès à l’art. Non, Lolab n’a pas créé une application, mais bien monté une exposition. Toujours inspirée par l’interactivité et la pratique transdisciplinaire à dominante multimédia, l’association transforme le smartphone en une clé d’accès aux oeuvres.

Autour d’Amélie Labourdette (Scopitone, La longue nuit du court) et de Wilfried Nail, dix tableaux vivants ont été réalisés avec les habitants de Saint-Herblain comme acteurs. Des films, les voilà les œuvres. Ils sont enfermés dans dix bornes implantées autour de La Maison des Arts. On déambule donc de l’une à l’autre. Sur chaque borne, un QR code. Une fois « flashé », ce code-barre amélioré permet d’accéder à la vidéo tournée à l’endroit même où vous vous tenez.

Pour l’inauguration, les œuvres étaient projetées aux abords des bornes.

Souvent, l’utilisation du téléphone est compulsive. Cette fois-ci, on prend le temps d’apprécier un déjeuner sur l’herbe sous le plus vieil arbre du Bois Jo ou encore une scène proche de la science-fiction dans un parc public. Grâce au travelling de la caméra, les acteurs d’un jour, figés, entrent et sortent du « très petit écran ». La bande-son - également réalisée en collaboration avec les habitants - rythme cette balade entre champ et hors-champ avec l’ambiance surréaliste de l’instant.

La Maison des Arts met des smartphones à la disposition de ceux dont la poche n’a pas encore été colonisée.

Texte et photos : Thomas Savage

Infos pratiques :

La Maison des arts de Saint-Herblain

Archipel, jusqu’en février 2013

http://www.lolab.org

Chapelier Fou & We Have Band au VIP de St-Nazaire

Publié le 8 octobre 2012

Julien Correc

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La saison reprend tranquillement dans la salle de concert de l’alvéole 14. Au programme de cette soirée : Chapelier Fou suivi de We Have Band.

Jeudi 27 septembre, Le VIP // Saint-Nazaire.

A 21h, le Chapelier Fou investit la scène. Pas de retard, pas de lapin blanc et on ne servira pas de thé pour notre non-anniversaire. Mais quel beau cadeau que nous offre là le Messin ! Entre élans poétiques et rythmiques enivrantes, Louis Warynski passe du violon à la guitare, entrecoupant ses morceaux de quelques échanges avec le public. Un concert très agréable.

La mise en place de la scène des britanniques de We have Band se fait rapidement. Les trois panneaux présents en fond lors du concert du Chapelier sont découvert et laissent apparaitre les initiales du groupe. Darren Bancroft, sur la gauche de la scène prend place devant le batteur de tournée. Au centre, Dede Wegg-Prosser et son compagnon, Thomas, sur la droite. Beaucoup d’espace alloué au couple, laissant Darren presque au coin.

Le public est au rendez-vous : avant même que WHB ne débute son concert, les frileux de la première partie font déjà un pas en avant. La plupart des morceaux joués sont issus de Ternion, le second album des trois Londoniens et sorti en janvier dernier. Les fans de la première heure ne seront pas pour autant oubliés en ayant le droit à quelque perles du premier album (WHB).

Au fur et à mesure que le set se déroule, on comprend mieux pourquoi tant d’espace est alloué au couple Dede-Thomas. Littéralement transportés par leur musique, ils occupent très bien la scène et invitent la foule de ce jeudi soir à sortir les mains des poches et venir remuer en accord avec un son electro-pop tantôt psychédélique tantôt épileptique. La lumière ne retire rien à l’ambiance mettant bien en valeur un jeu de scène fort bien maîtrisé.

Loin d’être un de ces concerts inoubliables que l’on compte sur les doigts d’une main au cours d’une année, We Have Band reste quand même un groupe à voir sur scène. Rassurez-vous, l’écoute de leurs albums suffit amplement à comprendre qu’ils sont bourrés de talent.

Julien C.

ANALYSE

Dervallières : de la nécessité de peser ses mots

Publié le 5 octobre 2012

Thomas Savage

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Le centre commercial de la place des Dervallières a été la proie des flammes dans la nuit du jeudi 4 octobre 2012. L’enquête révèle qu’il s’agit bien d’un accident et non pas d’un acte criminel. Un détail qui n’en est pas un pour les habitants du quartier.

Le feu s’est déclaré à 3h le jeudi 4 octobre. L’enquête a rapidement déterminé que l’incendie provenait d’une prise de courant dans le salon de coiffure du centre commercial de la place des Dervallières. Cependant, avant même les conclusions de l’expert judicaire confirmées par le préfet en fin d’après midi, la rumeur allait bon train au sujet de l’origine du sinistre. A l’instar du maire de Nantes Patrick Rimbert, les habitants du quartier déplorent le fait que des coupables soient désignés de manière systématique. « Non, les jeunes du quartier ne sont pas tous des voyous qui veulent tout faire péter » s’insurge une commerçante. « Je ne déménagerais pour rien au monde », ajoute-t-elle.

L’odeur de suie est toujours présente. Néanmoins, les travaux de remise en état du centre commercial ont déjà débuté, sous l’œil imperturbable du Grand Watteau.

Rassemblés dans la petite salle de lecture de la bibliothèque qui fait face aux commerces calcinés, les habitants, les commerçants, les associations et les élus font le point sur la situation afin que la vie reprenne son cours place des Dervallières. Patrick Rimbert assure que « chaque commerçant sera rencontré personnellement pour envisager une solution adaptée ». Le salon de coiffure et la boulangerie adjacente sont en effet totalement détruits tandis que la boucherie, le kebab et l’annexe de la Mairie peuvent espérer une reprise d’activité plus rapide.

Une fois ces questions pratiques réglées, c’est l’image de leur quartier qui préoccupe les habitants. Le buraliste prend à témoin les journalistes présents : « Je vends de la presse, mais il y a une presse qui stigmatise les habitants des quartiers nantais, et celle là je préférerais ne pas la vendre ». Il poursuit : « On a essayé de me décourager de reprendre ce bureau de tabac il y a six mois en me décrivant les Dervallières comme on peut le lire parfois dans la presse. En six mois, je n’ai eu aucun problème et je me sens très bien ici ». Kalomé Botowamungu concède que « la vie du quartier est beaucoup plus apaisée depuis quelques temps, notamment grâce au travail des associations." Mais d’ajouter qu’« il y a toujours un mal-être ».

En faisant le déplacement avec l’équipe de Patrick Rimbert, on ne sent pas que la suie ; mais aussi la crainte du traitement journalistique. Une vingtaine de pompiers sont parvenus à maitriser le feu accidentel. Le maire, quant à lui, éteint un autre feu -médiatique- avant qu’il ne devienne nocif.

Thomas Savage

PHOTO

Quinzaine Photographique Nantaise : édition 2012

Publié le 27 septembre 2012

Anne-Sophie Menuel

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La Quinzaine Photographique Nantaise a commencé le 14 septembre 2012. Il s’agit de la 16ème édition de cette manifestation artistique et culturelle organisée par l’association QPN constituée d’une quinzaine de bénévoles.

La Quinzaine Photographique Nantaise dure en réalité 1 mois : 1 mois d’expositions, de rencontres et de manifestations photographiques à travers la ville, sur le thème du Connaître. En effet, après avoir proposé ces dernières années les thématiques Nous, Je et A la vie à la mort, la Quinzaine Photographique Nantaise poursuit son exploration de la Nature Humaine en abordant la thématique de la connaissance.

Cette année, 9 lieux abritent ainsi 18 expositions. Parmi ces sites d’exposition, citons l’Atelier ou le Temple du goût, les galeries RDV, le Rayon Vert et Confluence.

Le Temple du Goût

L’exposition You’re my home de Philippe Gerlach est dédié à la muse de l’artiste, Talin. Si l’on peut longtemps se demander en quoi les photographies d’hématome sur la cuisse de Talin ou Talin assise sur la cuvette des toilettes ont un lien avec la thématique du Connaître, il en va autrement avec la deuxième exposition.

Marc Garanger nous montre à voir la guerre d’Algérie vue par un appelé du contingent, on y découvre surtout des portraits de femmes. Photographe officiel de son régiment, on lui demande, en 1960, de photographier tous les habitants des villages voisins d’Aïn Terzine, l’armée française ayant en effet décidé que les autochtones devaient avoir une carte d’identité française pour mieux contrôler leurs déplacements.

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Femme algérienne par Marc Garanger, 1960
La guerre d’Algérie vue par un appelé du contingent - Exposition de Marc Garanger dans le cadre de la 16e QPN

Quelques 2000 personnes, majoritairement des femmes, ont ainsi été photographiées par Marc Garanger. Les femmes algériennes n’avaient pas le choix, obligées de se dévoiler et de se laisser photographier. Leurs portaits sont impressionnants, leurs regards poignants. On y voit l’abattement et la révolte, la protestation et la fierté, la tristesse et la dignité.

Retrouvez le programme complet de la QPN, jusqu’au 14 octobre 2012.

Anne-Sophie Menuel

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