Publié le 30 juillet 2010

Romain Ledroit

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En direct d’Astropolis, je branche mon casque et parcoure la sélection de la mouture 2010. Fidèle à la réputation du festival, de grosses soirées sont en prévision, mais pas forcément là où on l’attend.

Pour les non-initiés, un petit rappel : Astropolis, c’est une des dates de l’année pour les amateurs d’électro dans l’Ouest. Pendant quatre jours, le festival vit au rythme des kicks et des synthés. Sans oublier le vinyle.

Comme chaque année, Fragil sera présent. Pendant deux nuits, la fine fleur de tous les courants électro va se relayer sur les dancefloors du festival. Des habitués sont présents cette année : Paul Kalkbrenner, Danton Eeprom, Busy P, Manu le Malin.

Fragil vous propose de découvrir, outre les grandes têtes d’affiches, d’ autres noms. De la bonne surprise au set qui interroge voire qui laisse dubitatif, nous avons déroulé toute la programmation à la recherche des quelques bonnes surprises :

We Are Enfant Terrible

Le Do It Yourself en manettes 2 boutons n’est jamais loin. La 8-bit, en soi c’est comme rebrancher sa vieille Nes pleine de poussière posée sur l’étagère. C’est toujours sympa, même si on connaît le jeu par coeur.

Fuck Buttons

La tête encapuchonnée, sur le clavier, chaque touche est une déflagration. Une tempête numérique et des cris à faire mourir d’envie Alice Glass des Crystal Castles ne font qu’un. Comme quoi on peut faire de l’ambient-core. Un grand moment à coup sûr.

Sebastian

Bon, il y a vraiment de tout dans la clique Crayola fluo du label Ed Banger. Mais, au milieu de ce vague chamallow pailleté et enfumé, il y a quand même quelques pointures. Dont Sebastian. C’est gros, c’est binaire et ça a la particularité de faire sauter sur place.

Paul Kalkbrenner

Toujours un maillot de football vintage sur le dos et un casque sur les oreilles, Kalkbrenner fait danser l’Europe entière. On l’a vu borderline, sur les bords de la Spree au petit matin dans Berlin Calling. Là, il est tête d’affiche à Astropolis et pour beaucoup, c’est LE set du festival.

Danton Eeprom

Être DJ & français, c’est déjà un avantage. Être adoubé par tout le Hall of Fame de l’electro (dont Gill Peterson) pour une track, Confessions of an english opium eater, c’est un plus de taille sur un CV. Danton Eeprom, c’est la sensation du moment qui dure quand même depuis longtemps. A juste titre.

Théo Gravil

Qu’on se mette d’accord : c’est pas parce que la techno est minimale qu’elle est mollassonne. Si vous voulez un exemple, écoutez Théo Gravil. C’est une techno à écouter dans une décapotable de nuit, avec les pleins phares sur le port de Brest. C’est froid et dur.

Otto Von Schirach

Il est programmé sur la scène Mekanik, autrement dit la scène des gros durs. Il joue le Dubstep version UK, avec ces basses typiques du genre. On rajoute du Zombie de série B, des chatons et une voix proche du Metal. Otto von Schirach réunit l’Eurovision et la rave. On le dit copain avec Mike Patton, dès lors on comprend mieux.

Benzo Diazepine Show

Le Benzodiazepine, vous connaissez ? Un puissant psychotrope qui apaise. Quand on voit les vidéos de ce duo à se fouetter au câble, tout en cuir et avec des masques à gaz, ils sont sûrement en manque. Ca sonne un peu à la Laibach, l’idéologie politique en moins. Le set a davantage l’air d’une performance, ou d’un bazar sans nom, tout dépend des sensibilités.

Ben et Bene

Une boite à rythme punk, un clavier déglingué et un chant grunge : c’est la recette éprouvée d’un pan entier du Do It Yourself. Les parisiens de Ben et Bene seront sur la scène mekanik, habituée à la trance et la tek. On attend de voir cet inconnu, en penchant quand même pour la bonne surprise.